Artiste peintre amiens

Le Monde de Magdalena Keresztes 

 

Magdalena Keresztes , née en Transylvanie, partie hongroise de la Roumanie actuelle,se livre dans sa peinture à travers l'évocation de sa jeunesse dans son pays natal . Son univers , foisonnant de souvenirs et d'émotions , s'exprime grâce à un équilibre entre la rigueur de la construction et la puissance de l'imaginaire , entre le "cerveau gauche et le cerveau droit " selon l'expression chère à Bruno Lebel , son maître . En effet , c'est la rencontre avec Bruno Lebel ,premier grand prix de Rome de sculpture , professeur honoraire aux Beaux Arts de Paris , et par dessus tout humaniste , qui a fait éclore en Magdalena Keresztes le talent et la créativité qu'elle portait en elle depuis l'enfance. En elle cohabitent des mondes variés et multiples , inspirés par une jeunesse à la fois merveilleuse et chaotique . Née hongroise en Transylvanie dans le village de Barot, , à environ 700 mètres d'altitude dans les Carpates , aujourd'hui en Roumanie , la jeune Magdalena souffrit des affres de l'histoire agitée de l'époque .Du côté père:   une famille aristocratique travaillant dans la fourrure ; côté mère : une vaste famille d'artistes . Pensez donc : sa mère était la seule fille d'une fratrie de onze enfants ! La famille formait à elle seule une troupe de théâtre qui était connue dans sa région d'origine , offrant aux habitants des comédies , des opérettes viennoises ou encore les oeuvres d'Offenbach . Mais la troupe des frères Raduly , bien connue avant guerre puis ayant repris ses activités après 1945 , se vit interdire en 1953 par le régime communiste qui s'installait alors . Son père fut du reste emprisonné et tous les biens de la famille confisqués  . A celà s'ajoutèrent des représailles anti-religieuses qui ont profondément marquées son âme.

Partie de tels prémices , la vie de Magdalena Keresztes ne pouvait que devenir une aventure . Ce qu'elle fut d'une certaine façon , d'un long séjour à Madagascar où elle apprit le français tout en l'enseignant , à ses multiples voyages ... N'entrons pas dans les détails mais il importe de savoir que c'est bien cette vie que l'on découvre dans ses toiles .Ne sait-on pas qu'il n'est d'oeuvre d'art authentique que si elle prend source dans l'enfance?

A partir de ces charges affectives vécues ,Magdalena  devant la toile blanche , ressent le besoin de mettre en peinture ce qui lui reste , les bribes d' enfance ,les histoires des siens , les anecdotes de sa jeunesse , les émotions des rassemblements en famille ou entre amis.

Aux souvenirs très concrets s'alllie tout un univers fantastique , avec des créatures extraordinaires,parfois anthropomorphiques , des évocations retravaillées de l' art populaire et des danses hongroises . Cette synthèse entre le réel et l'imaginaire lui a permis de bâtir une géographie et une architecture intérieure originales..

Cette coloriste du souvenir,avec un style très personnel ,utilise l' acrylique , étendu en diverses épaisseurs de matière avec de multiples couteaux , au service de la mémoire et de l'imagination de l'artiste . 

Son oeuvre est tout à la fois une ode à saTransylvanie natale ,une forme d' héritage culturel , une relais magique,une histoire de famille pour lesHongrois , et , au-delà , pour tous les hommes sensibles aux lumières des souvenirs d'enfance .

Elle a participé à de nombreuses expositions personnelles ou collectives , notamment : Université de Picardie , Conseil Général de la Somme , Académie d'Amiens , Maison de la Culture d'Amiens , Les Amis des Arts de la Somme , Ecole des Beaux Arts , Université de Picardie Jules Verne , Direction Régionale des Affaires Culturelles des Lycées  , ou encore églises et abbayes . . Une partie de ses oeuvres se trouve  chez des collectionneurs privés , en France en Suisse , en Ecosse , en Hongrie et en Roumanie . 

Elle vit et travaille à Amiens.